Quels sont les leviers de cette dépendance ?

 

La dépendance affective repose sur deux sentiments poison qui définissent deux profils de dépendants différents.

Le premier pourrait s'intituler : La culpabilité excessive.

Elle constitue le terreau de la première forme de dépendance. Il ne s'agit pas ici de la culpabilité légitime que nous ressentons lorsque nous savons que nos intentions envers quelqu'un n'étaient pas "bonnes". Cette culpabilité est nécessaire à la vie sociale. La culpabilité excessive se définit comme le sentiment d'être en faute et de mériter un châtiment alors même que nous n'avions aucune intention de nuire à quiconque.

Comment se développe-t-elle chez nous ? Enfant, si nos parents nous ont rendus responsables de tout, réussites comme erreur, si chaque mauvaise note était accompagnée d'un "tu n'avais qu'à travailler", nous développons l'idée que nous sommes tout puissant, aucune circonstance atténuante n'existe. L'échec devient la traduction systématique d'un manque de travail, d'effort ou de persévérance. La culpabilité se développe alors avec un sentiment de responsabilisation excessive "tu aurais dû, tu aurais pu" qui développe un sentiment de toute puissance (tout dépend de moi, je contrôle toutes les situations).

La culpabilité excessive est en lien direct avec la dépendance affective car elle est un poison si violent que l'enfant devenu adulte fera tout pour ne pas s'y confronter. La solution qu'il va alors envisager est celle de répondre parfaitement aux attentes de l'autre, de le satisfaire à tout prix pour ne pas ressentir l'angoisse du sentiment d'indignité et la menace du rejet.

 

La culpabilité excessive assortie de toute puissance place l'individu au service de l'autre.

 

Le second levier de la dépendance correspond au deuxième profil. Il s'agit de l'impuissance, un sentiment de n'avoir aucun pouvoir de création de sa vie, de devoir se laisser porter au gré de ses propositions, bonnes ou mauvaises, dans un fatalisme souvent accompagné d'un fond de dépression. L'individu se croit incapable de modifier ou d'influencer le cours des choses.

Cette impression se construit encore une fois dans l'enfance si nos erreurs étaient durement sanctionnées plutôt que comprises calmement avec une demande de les réparer. Si à chaque fois que nous renversions un verre par maladresse nous étions traités d'incapables, nous n'avons pas appris à relativiser. Si aucun de nos efforts n'a été valorisé, si nos maladresses ont été mises en exergue , la seule stratégie de protection possible devient de ne plus prendre aucune initiative. Peu à peu se construit l'impuissance. L'intolérance aux erreurs renforce ce sentiment (si nous devons nous assurer que nous serons parfait avant d'entreprendre, nous n'entreprenons plus).

 

La personnalité construite sur une impression d'impuissance devient fatalement dépendante des autres pour prendre les initiatives et mener à bien les actions dont elle ne veut pas prendre la responsabilité.

 

Ceux d'entre nous qui ressentent beaucoup d'impuissance auront tendance à "lâcher" les relations dès qu'elles deviennent difficiles. A l'inverse ceux d'entre nous éduqués à la toute-puissance auront tendance à persévérer et chercher à s'améliorer constamment en cas de difficultés relationnelles. Aucun de ces deux profils n’est « équipé » pour les relations qui demandent à la fois de savoir se remettre en question mais aussi de pouvoir restituer à l’autre sa part de responsabilité.

 

Pourquoi sortir de la dépendance affective ?

 

C'est la souffrance qui nous pousse à vouloir bouleverser nos fonctionnements et comprendre nos attitudes. La souffrance est présente dans toute relation de dépendance mais ne prend pas la même forme pour chacun des partenaires.

Pour le culpabilisé, toujours à l'écoute des besoins de l'autre, malmené par sa froideur et sa distance malgré ses constantes attentions, un violent sentiment de rejet prend peu à peu toute la place. La tristesse et l'incompréhension gagnent peu à peu du terrain.

Pour l'abandonnique, materné et assisté, l'impression d'impuissance et d'étouffement se fait de plus en plus présente. L'urgence de pouvoir respirer hors de la relation se fait sentir.

C'est le culpabilisé qui, souffrant le plus à toutes les chances de pousser en premier les portes d'un thérapeute.

 

Est-il possible de sortir de ce type de relation ?

 

Oui sinon ce site n'aurait pas de sens. Il reste important à mon sens de souligner une nouvelle fois que le changement est long et parsemé d’embûches mises en place par nos propres programmations intérieures.

Pour trouver votre chemin vers la liberté d'être soi en relation avec les autres, je vous propose la lecture des deux livres que j'ai écris sur le sujet mais aussi des séances d'accompagnements avec moi ou un membre de l'équipe ou encore de nous rejoindre lors des stages conçus spécifiquement à cet effet.

 

 

 

Renoncer à la dépendance affective - Thérapie de Couples

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